Magister Dixit

Le Fouga Magister est une des silhouettes aériennes les plus emblématiques de l’aviation française avec son empennage si particulier. Mais comme il s’agit d’un avion d’entraînement et de liaison, la littérature à son sujet est particulièrement restreinte. Jusqu’à aujourd’hui !

Dans la lignée de l’excellente monographie consacrée à l’Alpha Jet et alors qu’on se remet à peine d’un diptyque absolument phénoménal consacré aux Vampire et Mistral français, un père Noël un petit peu en retard a déposé cet immense pavé au pied de nos sapins (…)

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Coup de coeur 2021

 

 

Les Héros de Bagdad Tome 2

Le premier volume de la série nous plongeait au cœur des missions des Mirage F1EQ5 lors de la Guerre Iran-Irak et il nous avait passionnés. Voici que l’auteur se penche sur un groupe de pilotes, amené à prendre les commandes des Mirage F1 mais dont plusieurs ont commencé à opérer à bord de Super Étendard.

Entre 1983 et 1985, l’aviation irakienne avait commencé à semer la terreur parmi les pétroliers venant s’approvisionner en brut iranien dans le Golfe Persique grâce à 5 de ces avions prélevés sur la dotation de l’aéronautique navale française et loués par Dassault. (…)

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Vampire & Mistral français – Tome 1

En 1980, Claude Petit et Patrick Vinot-Préfontaine (P-X Henry) publiaient l’histoire des DH.100 Vampire et S.E. 535 Mistral en France dans le cadre associatif du Trait d’Union, le périodique des historiens pointus ! 318 pages tapées à la machine et imprimées en noir et blanc au standard des publications de l’association à l’époque. Si la forme était perfectible, le fond était déjà là. (…) Presque quarante ans plus tard, Claude Petit et Patrick Vinot-Préfontaine ont eu la drôle d’idée (en se levant un matin ?) de reprendre leur travail et d’y inclure la documentation qu’ils avaient continué d’accumuler sur le sujet….

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Les C-47 sous nos cocardes

Quel est l’avion dont l’importance historiographique est inversement proportionnelle à son importance historique ? Ne cherchez pas : c’est le DC-3 et ses avatars militaires. Pensez-donc, plus de 10 000 exemplaires construits, plus qu’une révolution pour l’aviation commerciale, un rôle essentiel pendant la Seconde Guerre mondiale, une carrière interminable (plus de 80 ans après le premier vol du premier DST, des Douglas continuent de transporter un peu n’importe quoi à peu près n’importe où, surtout là où les conditions de vol sont difficiles !)

Combien de livres sur le DC-3 a-t-on présenté depuis vingt ans sur l’Aérobibliothèque ? Une petite poignée… Triste constat ! Il faut dire qu’en raison de sa production phénoménale et de son omniprésence à l’échelle mondiale, cette carrière est compliquée à retracer autrement que petits bouts par petits bouts.

Pour le « petit bout » militaire français, on attendait depuis longtemps que quelqu’un s’y colle. C’est désormais fait… (…)

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Des terrasses d’Orly aux îles Marquises

Philippe Boscardin a été pilote de ligne. Son parcours est quelque peu atypique : arrivé à l’aviation par la lecture, il devient pilote professionnel et œuvre dans un premier temps dans le travail aérien. Il s’amuse comme un fou à bord des Pilatus PC-6 de largage parachutiste et effectue aussi des missions humanitaires en Afrique. Mais il faut bien que jeunesse se passe et il intègre Euralair comme pilote d’aviation d’affaires, puis de ligne sur Boeing 737.(…)

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1969, Top Gun, une histoire (très) américaine

Le 1er juillet 1969, 4 pilotes et 4 navigateurs volant sur F-4 Phantom au sein des flottilles VF-142 et VF-143 de l’US Navy terminaient le premier stage Navy Fighter Weapons School, organisé au sein de la VF-121 de Miramar, afin d’améliorer leurs performances en combat aérien rapproché avant de partir en tour d’opération dans le Sud-Est Asiatique à bord de l’USS Constellation.

C’est au sein de la VF-121 à Miramar que le programme « Top Gun » a été développé et mis en œuvre. (Photo : US Navy)

Ils avaient débuté ce nouveau cursus le 3 mars précédent. Jerry Beaulier, Ron Stoops, Cliff Martin, John Padgett et leurs navigateurs, Jim Nelson, Jack Hawver, Bob Cloyes et Ed Scudder avaient donc passé ces dernières semaines à affronter leurs instructeurs volant sur des TA-4 au cours de combats aériens dissymétriques en 1 contre 1 et par paires jusqu’au 4 contre 4 au-dessus de la Californie et même de pratiquer un tir réel contre une cible BQM-34 Firebee guidée depuis le sol et capable de manœuvres évasives.

L’objectif de la marine était de renouer avec cet exercice trop longtemps délaissé au profit de l’interception au missile à moyenne ou longue distance. Les pilotes Nord-Vietnamien et leurs MiG-17 ayant rebattus les cartes au cours des années précédentes, il fallait innover et inventer. Il fallait aussi compenser l’absence d’un canon sur les versions du F-4 alors en service.

Les instructeurs sous les ordres de Dan Pedersen avaient participé à au moins un tour d’opérations sur le théâtre d’opérations du sud-est asiatique. Parmi eux JC Smith et Jim Laing, bien que tous deux navigateurs, étaient des MiG-17 Killers, depuis le 7 juin 1965 pour le premier et le 24 avril 1967 pour le second.

Le MiG-21 ex-Irakien utilisé pour familiariser les instructeurs avec le comportement des avions adverses. Cette photo a été déclassifiée dans les années 2000. (Photo : US Air Force)

Outre ces expériences, ces instructeurs avaient, juste avant le début du premier stage, bénéficié d’un entraînement particulier : ils avaient effectué des missions de familiarisation contre des avions récupérés par Israël et remis en vol à Nellis AFB par l’US Air Force, un MiG 21 ex-irakien et deux MiG 17 ex-syriens.

Lorsque le premier stage se termina les jeunes diplômés avaient pour mission, au sein de leurs flottilles, de former à leur tour leurs coéquipiers aux techniques apprises à Miramar. Et le résultat fut rapide : Le 28 mars 1970, Jerry Beaulieu et son navigateur S. Barkley affrontèrent une paire de MiG-21 et descendirent celui de Pham Thranh Nam du Régiment 921 qui ne s’éjecta pas.

Lors des combats aériens du 10 mai 1972, un autre diplômé de Top Gun, Curt Dosé, obtint une victoire aérienne. Le même jour, Randy « Duke » Cunningham et son navigateur Willy Driscoll obtinrent trois victoires faisant d’eux les seuls As de la Navy du conflit car ces trois MiG-17 venaient s’ajouter à un MiG-21 descendu le 19 janvier et un autre MiG-17 le 8 mai. Cunningham avait auparavant volé comme pilote « agresseur » à la VF-121 et assisté à de nombreux cours. Tout comme son navigateur il y revint comme instructeur après son séjour au Vietnam.

En 1986 un célèbre film fit passer Top Gun au rang de mythe.

Le Naval Fighter Weapons School déménagea ensuite à Fallon NAS.

Alors que la célèbre institution célèbre donc les 50 ans de sa première promotion, la suite du film de Tony Scott sera en salle l’an prochain.

Le F-4 des origines a laissé la place au F-14 puis, désormais, au F/A-18E Super Hornet alors que le F-35 commence à pointer son nez. Dan Pedersen, fondateur du programme et qui vient de publier ses mémoires, a exprimé tous ses doutes sur les capacités du F-35 à assurer la supériorité aérienne du groupe naval embarqué dans les années futures mais concède : « au moins, ils lui ont mis un canon ! »

Ciels de Combat

Nimrod récidive et poursuit l’exploration de sa ligne éditoriale, les témoignages bruts des « opérationnels » du XXIe siècle. Ce nouveau livre n’est pas le récit d’un unique pilote. Benjamin Vinot-Préfontaine a bien usé ses combinaisons de vol sur les sièges des Mirage F1 de l’armée de l’Air, mais aussi sur ceux des Super-Étendard de la Marine lors d’un échange ; au-delà de ses propres souvenirs, il est surtout allé à la rencontre de ses collègues, identifiés seulement par leur indicatif personnel, pour leur demander de raconter leur métier et leurs missions les plus marquantes.

Pour la mise en forme de ces témoignages, il s’est adjoint, lui aussi, le talent du journaliste Frédéric Lert et le résultat est simplement… parfait. (…)

Ce livre a été classé parmi les « coups de coeur » du site.

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Les premières ailes d’Israël

En mai 1948, dès le début la guerre d’indépendance d’Israël, l’état juif a pu compter sur un embryon d’aviation militaire. En secret, les agents de la Haganah, en particulier, s’étaient activés pour recruter des pilotes et acheter quelques avions de combat en surplus. Par une des plus effarantes ironies de l’histoire, ce sont à des Avia S-199, avatars de Messerschmitt Bf 109 et appareils tchécoslovaques médiocres, que revinrent les premières missions offensives des ailes israéliennes… (…)

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Piloter ses rêves

Christian Roger est tombé en amour de l’aviation très jeune, passion décuplée à la lecture des récits d’aviateurs publiés à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dont le Grand Cirque de Pierre Clostermann. L’âge venu, il se présenta au concours d’entrée de l’École de l’Air et obtint ainsi l’opportunité de devenir officier dans l’armée de l’air et pilote de chasse. Pilote de jet, il participa néanmoins à la guerre d’Algérie sur T-6. (…)

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Le pari de l’impossible

Romain Béthoux a connu deux carrières de pilote distinctes au sein de l’armée de l’Air. Pilote de chasse et de reconnaissance sur Mirage F1 dans un premier temps, ce qui lui permet d’effectuer quelques missions de guerre, et pilote de la Patrouille de France ensuite, dont il fut leader pour la saison 2015.

C’est son parcours que l’auteur raconte dans ce livre bien enlevé où il passe en revue sa formation et les épreuves qu’il faut subir pour se faire une place dans un métier qui ne pardonne guère les faiblesses…

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